je parlais de bien meuble dans le sens de "dans le cas de bien meuble, possession vaut loi"
Ah, mais moi aussi ! Dans ce contexte, "meuble" veut dire "bien aisément déplaçable", par opposition à "bien immeuble" (non aisément déplaçable).
L'ancienne formulation du Code civil disait que les animaux étaient meubles par nature. Toutes les règles relatives à la possession des biens meubles sont applicables aux animaux (ce qui permet au passage d'éviter les complications liées au recueil d'animaux manifestement sans maître).
J'étais sincèrement convaincue que c'était à ce titre que l'ICAD différenciait propriétaire et détenteur et que d'ailleurs l'ICAD faisait force de loi
Non, l'ICAD ne fait qu'enregistrer le détenteur de l'animal (chien, chat ou furet), mais pas son propriétaire. C'est sensiblement la même chose que le "titulaire de la carte grise" d'un véhicule.
En l'absence d'autres indices, le détenteur est présumé propriétaire, puisque "possession vaut titre".
Pour les chevaux, le système est mieux conçu car le SIRE répertorie le propriétaire ET le détenteur.
Un héritage est un mode de transmission de patrimoine (généralement par décès), encadré par la loi,
Oui, la donation également.
Rien ne s'oppose à ce qu'un enfant mineur devienne propriétaire d'un animal, par héritage, donation, vente...
L'autorité parentale permet de suppléer à l'incapacité juridique des mineurs.
Dans le cas d'une donation, n'importe quel ascendant peut l'accepter au nom du mineur.
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000006433795
Depuis 2021 il est cependant interdit de donner un animal de compagnie à un mineur sans le consentement des titulaires de l'autorité parentale (exception à la règle d'acceptation des donation par n'importe quel ascendant).
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000044393789
C'est donc bien son chat et c'est à elle d'assumer l'intégralité de ses responsabilités financières.
Oui, et c'est aussi à elle de décider si le chat doit ou non recevoir des soins. Ni vous, ni votre père, ni votre soeur ne devez engager de dépenses pour le chat contre l'avis de votre mère. Juridiquement votre mère a le droit de renoncer à engager des frais, quitte à abandonner le chat ou à le faire euthanasier, ou de limiter ces frais à l'administration d'antidouleurs en attendant la mort naturelle.
Le problème est que votre soeur aime profondément ce chat et donc que je ne suis pas sûre qu'il soit dans son intérêt de la considérer comme n'ayant aucun droit sur l'animal.
Le chat a déjà un certain âge, si un nouveau problème se produit il n'est pas évident que vous puissiez forcer votre mère à engager les dépenses nécessaires. Et si cela devait arriver, on peut supposer que votre mère y mettra le holà en abandonnant officiellement le chat.
Il vaut mieux continuer à fonctionner en famille pendant deux ans, et à sa majorité votre soeur décidera si elle veut assumer ou non ce chat en s'arrangeant avec votre mère.
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MODÉRATRICE