Citation :
La situation où mon conjoint disparaît le premier est la plus simple : il a prévu de me transmettre ses biens par testament (à faire si on reste pacsés) ou par voie “normale” si on est mariés.
Sous réserve qu'il n'a plus ni son père ni sa mère, qui seront aussi ses héritiers légaux, en concurrence avec vous.
Et d'ailleurs, concernant les biens qu'il aurait reçus de ses ascendants par donation ou succession, et qu'il possèderait toujours en nature, sa fratrie ou le descendance de cette fratrie en hérite pour moitié.
Il est possible de léguer un droit viager d'usage et d'habitation, et d'ailleurs, c'est un droit légal du conjoint survivant si c'est le domicile conjugal appartenant au défunt ou au couple.
Mais il faut savoir que les libéralités au conjoint survivant s'imputent sur ses droits légaux. Cette imputation est a priori en valeur. Si la libéralité est supérieure au quart légal, le conjoint survivant n'a rien à restituer. Mais si elle est inférieure, le conjoint survivant peut compléter avec ce qu'il faut de son quart légal.
On peut léguer l'usufruit sur tel bien, un droit d'usage et d'habitation sur tel bien, et de la propriété sur tel autre. Simplement le legs doit être contenu dans les quotités spéciales entre époux, l'excédent étant sujet à réduction.
Entre partenaires, si la libéralité est mixte, la réserve doit rester libre de charges.