Bonjour,
C’est en effet loin d’être gagné.
Il manque beaucoup de données. Quelle est la fortune laissée en succession par le défunt ? Quels sont les droits respectifs de chaque héritier ? Combien sont-ils ?
Le droit d’un héritier dépend de son degré de parenté.
… car ma mère se savait déjà héritière et une simple recherche dans les livrets de famille aurait confirmé ceci : peut-être mais ce serait tout de même à vérifier. Il n’est pas toujours simple de prouver un lien de parenté. Les livrets de famille facilitent la tâche mais encore faut-il les retrouver.
le cabinet de généalogiste aurait dû proposer un forfait : il est difficile de proposer un forfait quand on n’est pas en mesure d’apprécier la complexité des recherches à entreprendre. Pour attester du lien de parenté il faut remonter jusqu’au premier ascendant commun. Ce n’est peut être pas très compliqué mais encore faut-il le faire et ce n’est pas forcément très simple.
Supposons que la cousine décédée fût octogénaire et que l’écart entre deux générations soit de 25 ans.
Il faut d’abord se procurer l’acte de naissance de la cousine datant environ de 1940
Elle n’était pas la sœur de votre mère.
Il faut donc remonter à la génération antérieure, celle des parents de cette cousine et se procurer deux actes de naissance datant d’environ de 1915
L’un de ces deux actes désignera peut-être l’ascendant commun, le degré de parenté avec la cousine décédée étant alors 3 ou 4.
Sinon il faut remonter à la génération antérieure et rechercher quatre actes de naissance datant de 1895 environ.
Les actes d’état civil datant d’un siècle ou plus ne sont pas toujours conservés sur les registres de la commune. Il faut alors les rechercher dans les archives départementales. Si on ne les trouve pas en France il faut aller les chercher en pays étranger. Lequel ? Ce n’est pas forcément très simple.
Citation :
DONC, un généalogiste ne peut pas exiger une rémunération exorbitante au pourcentage si son intervention n'a apporté aucun "utilité" ou s'il n'y a pas d'aléa (le fait de découvrir un droit secret). Pour votre mère, le droit était déjà connu.
Il ne s’agit pas d’une exigence mais d’une proposition de contrat qu’il était possible de refuser.
Il y avait une utilité : une prestation de nature administrative indispensable qui n’était peut-être pas très simple.
Il y avait un aléa lié à un degré de parenté inconnu.
Le droit n’était donc pas certain. Si le degré de parenté était supérieur à 6, il n’y avait plus de droit et rien alors n’était dû au généalogiste tandis que s’il avait été convenu une somme déterminée à l’avance, elle lui serait due même si le droit à hériter s’était révélé nul.
vous saisirez le médiateur de la consommation : Ca existe ?
Vous pouvez aussi consultez un avocat : C’est le mieux à faire si votre mère est déterminée à toucher son héritage sans en abandonner 30 % au cabinet de généalogie.
__________________________
C'était Beatles ou moi.
L'administration du forum a choisi Beatles.
4 août 2026