Bonjour,
http://https://www.legifrance.gouv.fr/juri/id/JURITEXT000050762187
L'arrêt de la chambre sociale de la Cour de cassation du 4 décembre 2024 (pourvoi n° 23-15.337) juge que le maintien prolongé d'un salarié déclaré inapte dans une situation d'inactivité forcée, sans reclassement ni licenciement rapide, constitue un manquement grave de l'employeur justifiant la résiliation judiciaire du contrat de travail aux tords exclusifs de l'employeur.
Réponse de la Cour
Vu les articles L. 1222-1 et L. 1226-11 du code du travail :
7. Selon le premier de ces textes, le contrat de travail est exécuté de bonne foi.
8. Selon le second, lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois à compter de la date de l'examen médical de reprise du travail, le salarié déclaré inapte n'est pas reclassé dans l'entreprise ou s'il n'est pas licencié, l'employeur lui verse, dès l'expiration de ce délai, le salaire correspondant à l'emploi que celui-ci occupait avant la suspension de son contrat de travail.
9. Pour débouter le salarié de sa demande de résiliation judiciaire du contrat de travail, l'arrêt retient que l'employeur a attendu le 14 octobre 2019 pour demander au médecin du travail des précisions sur l'avis d'inaptitude du 11 juin 2019 dont les termes prêtaient à confusion, qu'il a attendu le 29 novembre 2019 pour consulter les sociétés du groupe auquel il appartenait sur les possibilités de reclassement et n'a entrepris la procédure de licenciement pour inaptitude qu'en mars 2020.
10. L'arrêt ajoute que l'employeur a tardé à engager la procédure de tentative de reclassement puis la procédure de licenciement, mais que l'obligation de reclassement est autonome de celle de reprendre le paiement du salaire et n'est pas enfermée dans un délai, de sorte que cette lenteur ne peut constituer un manquement de la part de l'employeur à ses obligations contractuelles ou légales.
11. En statuant ainsi, alors qu'il ressortait de ses constatations que le salarié avait été maintenu dans une situation d'inactivité forcée au sein de l'entreprise, le contraignant ainsi à saisir la juridiction prud'homale, ce dont elle aurait dû déduire l'existence d'un manquement de l'employeur à ses obligations et qu'il lui appartenait de dire si un tel manquement était d'une gravité suffisante pour empêcher la poursuite du contrat de travail, la cour d'appel a violé les textes susvisés.
Article L1222-1
Le contrat de travail est exécuté de bonne foi.
@ Loulette 47
Vous pouvez donc saisir le CPH d'une demande de résolution judiciaire de votre contrat de travail
Même si il n'ya pas obligation de licencier dans les textes ,la cour de cassation indique des limites à ne pas dépasser .
Votre employeur aurait du prononcer le licenciement pour inaptitude professionnelle avec impossibilité de reclassement ,à la suite de l'entretien préalable.
IL vous faut faire un compte rendu détaillé de ce qui s'est dit durant l'entretien.Cela viendra argumenter votre demande .De ce faite vous subissez un préjudice ,d'autant plus que le CSE ne semble pas avoir été consulté ,même si l'avis est que consultatif, il y a obligation de le faire de la part de votre employeur .
C'est bien pourquoi ,il me parait indispensable de lui envoyer un courrier recommandé AR ,afin de le mettre en demeure de vous indiquer sa décision suite à votre entretien préalable .
Cordialement
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