Citation :
A moins que ce pavillon était commun au couple, et que la phrase "j’étais nu-propriétaire pour moitié avec mon frère" ne concerne que la moitié appartenant à votre mère lors de sa succession. En effet, il arrive souvent, quand on lit la phrase "héritier pour telle part des biens de la succession", qu'on applique cette part au bien total, alors qu'il ne faut l'appliquer qu'à la part du défunt dans le bien total.
Le 1 er pavillon était à la communauté de bien (père et mère), ma mère est décédé en 2015. J’en étais nu-propriétaire pour moitié avec mon frère (aujourd'hui décédé et représenté par mes neveux). Mon père en avait l’usufruit.
L’autre pavillon (actuellement loué), mon père l’avait hérité de sa propre mère. Mon père en était propriétaire en son nom propre.
Chaque pavillon est estimé à 130K€ (260K€ au total)
Citation :
La même question peut se poser pour les titres : propres à votre père (voire à votre mère) ou communs au couple, votre père étant usufruitier de la part des titres de votre mère, et propriétaire de sa part.
Les comptes-titres étaient commun au couple, ils sont revenus à mon père quand ma mère est décédée. Alors je suppose que c’est comme pour la maison, 1/2 des titres était à lui, l’autre moitié à mon frère et moi (mais nu-propriétaire seulement).
Citation :
La succession de votre père concerne uniquement les biens ou fractions de biens dont il était propriétaire à son décès.
oui
Citation :
Son usufruit, quant à lui, s'est éteint à son décès, de sorte que vous êtes devenu -hors succession- plein propriétaire des biens ou fractions de biens dont vous étiez jusqu'alors nu-propriétaire.
oui, sur le 1er pavillon, parce que j’étais nu-propriétaire de la moitié avec mon frère (aujourd’hui représenté par ses 2 enfants = mes neveux)
Citation :
On comprends mieux la position du notaire pour la question du partage, parce qu'il existe au moins une indivision entre vous et vos neveux, sur le premier pavillon.
oui
Citation :
Il envisage une opération plus globale, non limitée à la seule succession de votre père.
comment le notaire voit-il les choses avec l’opération plus globale, non limitée à la seule succession de mon père ?
Citation :
Quand on dit qu'il n'y a pas indivision entre légataire universel et héritiers réservataires, on parle des biens dont le défunt était unique propriétaire, comme le second pavillon.
donc, sans legs universel il y aurait aussi indivision sur le 2è ajouté à l’indivision sur le 1er pavillon. Mais ce n’est pas le cas ici.
Citation :
Le legs universel a pour conséquence que vous devenez seul propriétaire de tout ce dont votre père était propriétaire, que ce soit des biens entiers, ou des parts indivises de biens.
avec le legs universel, je devient alors propriétaire des 3/4 du 1er pavillon (dont 1/4 venant du décès de ma mère / l’autre 1/4 allant au neveux)
et la totalité du 2è pavillon.
c’est bien ça ?
Citation :
Pour le paiement de l'indemnité de réduction, le testament ne vous permet pas, a priori, d'abandonner des parts indivises de biens reçus dans la succession de votre mère. Mais vous pouvez proposer dans le partage de céder ces parts pour ce paiement.
ça reviendrait à quoi d'abandonner les parts indivises de biens reçus dans la succession de ma mère, ? 1/4 du 1er pavillon, 1/4 des comptes-titres ?
Le notaire dit que je n’ai le droit qu’à la quotité disponible.
Si je peux faire valoir l’OPTION 2 (= légataire universel et héritier réservataire, où le legs porte sur la valeur, il n’y a pas indivision et je détiens depuis le décès la pleine propriété de tous les biens composant la succession de mon père. Charge à moi d’indemniser en valeur (= indemnité de réduction) les autres héritiers réservataires (mes neveux).
Le paiement de l’indemnité de réduction me coûteraît alors moins que de recevoir la quotité disponible (OPTION 1) proposée par le notaire. C’est bien ça ?
QUESTION ?
Vous m'avez fait part d'arrêt de cassation et de jurisprudence pour faire valoir auprès du notaire l’OPTION 2(voir ci-dessus).
Mais est-ce que le notaire peut appliquer, pour gérer une succession, des arrêts de cassation et la jurisprudence, si à priori ils ne sont pas dans son logiciel de pensée/procédure basée sur le code civil ?
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Au plaisir de vous lire.
Bien à vous,
Dickson