Bonjour,
Vos inquiétudes sont excessives. Le contrat de construction de maison individuelle est très protecteur pour le maître de l’ouvrage. Les articles du code de la construction et de l’habitation que vous citez visent, à l’égard du maître de l’ouvrage, essentiellement à l’informer et, à l’égard du constructeur, à lui rappeler ses obligations de garantie et les normes particulières à respecter lorsque le sol est argileux.
Citation :
Sommes-nous bien couverts par l’assurance décennale du constructeur en l’absence d’étude G2 ?
Oui.
Le constructeur doit une garantie pendant une période de dix ans sur la solidité de l'ouvrage même en cas de vice du sol. C’est une obligation de résultat.
Pour que cette garantie reste effective pendant ces dix ans quoi qu’il advienne du constructeur, ce dernier doit obligatoirement souscrire une assurance.
En plus, le maître de l’ouvrage est personnellement assuré par l’assurance dommages-ouvrage qui est obligatoire dans le cadre d’un contrat de construction de maison individuelle.
La responsabilité du constructeur et les obligations d’assurance sont d’ordre public. Le constructeur ne peut y déroger. L’absence d’étude de sol ne peut servir de prétexte ni au constructeur ni aux assureurs pour refuser la garantie. Si vous avez bien pris une assurance dommages-ouvrage, vous êtes protégés pendant dix ans. Bien entendu, l’assureur dommages-ouvrage n’a accepté de vous assurer que parce qu’en cas de sinistre il pourrait se retourner contre l’assureur en garantie décennale du constructeur et l'assureur en garantie décennale n’a accepté d’assurer le constructeur que parce que celui-ci lui a paru suffisamment sérieux.
La précision apportée sur l’étude de sol G2 dans votre contrat de vente du terrain a pour but d’exonérer le vendeur et le notaire, au titre de son devoir de conseil, de responsabilités relatives aux qualités de la chose vendue : vous avez reconnu connaître le risque présenté par le terrain argileux et les précautions à prendre en conséquence, en particulier la nécessité d’une étude de sol préalable à l’ouverture du chantier.
Mais les termes de l’acte de vente sont un peu trompeurs. Une étude G2 n’est pas formellement obligatoire. Le constructeur a raison. Ce qui est obligatoire est que le constructeur prenne les mesures rendues nécessaires par le risque de mouvement de terrain différentiel consécutif à la sécheresse et à la réhydratation des sols.Ces meures nécessaires sont précisée à l’article R132-8 du code de la construction et de l’habitation :
- limiter les déformations de l'ouvrage sous l'effet des mouvements différentiels du terrain au moyen d’une conception de la structure et de matériaux adaptés,
- limiter l’infiltration dans le sol des eaux pluviales,
- limiter les échanges thermiques entre l'ouvrage et le terrain adjacent.
Le constructeur n’a pas forcément besoin d’une étude G2.
Toutefois en tant que client vous êtes fondé à lui demander des explications : quelles mesures prendra-t-il et pour quelle raisons techniques ?
Le plus rassurant pour vous serait de vous faire conseiller par un architecte qui vérifiera que la conception de l’ouvrage faite par le constructeur est sérieuse et qui vous assistera lors des visites de chantier et de la réception. Mais il ne sera pas gratuit.
Les assurances classiques multirisques habitation ne prolongent pas l’assurance dommages-ouvrage. Pour être certain de la solidité de la construction pour longtemps il faut être vigilant sur ce que fait le constructeur. L’assistance d’un homme de l’art peut être précieuse.
Citation :
En cas de revente du bien, une étude G2 pourrait-elle être exigée par le notaire.
Non. Ce qu'il vous sera demandé est :
- le permis de construire,
- l'attestation de non-opposition à la déclaration d'achèvement,
- l'attestation d'assurance dommages-ouvrages.