Bonjour à tous,
Je me tourne vers vous concernant un droit de passage conventionnel qui pèse sur mon terrain, dans un contexte devenu urgent puisque le bénéficiaire de ce passage est en train de vendre son bien.
**Contexte**
Je suis propriétaire de deux parcelles cadastrales (n°381 et n°382, actes et plan cadastral joints en pièces jointes — noms des parties et localisation précise anonymisés). Un droit de passage conventionnel ancien (établi en 1912, transféré sur ma parcelle par un acte de 1920, puis précisé par un acte de 1990) grève ma parcelle n°381. Ce passage, réservé selon le titre à un usage strictement piéton et deux-roues, bénéficie au propriétaire d'une parcelle arrière (n°510, fonds dominant), qui n'a pas d'accès direct à ma rue. Pour la rejoindre, le passage traverse successivement ma parcelle (n°381) puis celle d'une autre voisine (n°380), avant de déboucher sur la voie publique.
Le propriétaire du fonds dominant (parcelle 510) est actuellement en train de vendre son bien et un compromis pourrait être signé sous peu. D'après mes informations, l'acquéreur pressenti serait un promoteur immobilier, qui prévoit de diviser la maison actuelle en plusieurs logements destinés à la location.
J'ai tenté de négocier avec le vendeur la suppression du droit de passage avant la signature du compromis, mais il m'indique avoir déjà engagé les démarches et que le futur acquéreur souhaite conserver ce passage.
Élément que je juge important : le fonds dominant dispose déjà, depuis longtemps, d'un second accès à la voie publique par une autre rue, situé à environ 120 mètres du passage litigieux. Cet accès alternatif est nettement plus large et carrossable (accès véhicule), contrairement au passage sur mon terrain, qui fait 2m environ au plus large et 1,6m au plus étroit et n'autorise que les piétons et deux-roues selon le titre constitutif.
**Mes questions**
1. Quels sont mes recours possibles pour faire supprimer ce droit de passage conventionnel, sachant qu'un autre passage existe à environ 120 mètres, plus large et carrossable, contrairement à celui qui traverse mon terrain ?
2. Si une suppression n'est pas envisageable facilement (à l'amiable), quelle est la voie à emprunter ? Une action en justice est-elle la seule option, et sur quel fondement juridique ?
3. Le futur acquéreur semble être un promoteur immobilier qui prévoit de transformer le bien en plusieurs logements locatifs. Est-ce que l'ensemble des futurs locataires pourra légalement emprunter ce droit de passage ? Quelles sont mes possibilités pour faire encadrer ou limiter les conditions d'accès et d'usage (nombre de bénéficiaires, horaires, fermeture, etc.) ?
4. Le fonds dominant (parcelle 510) doit traverser deux parcelles distinctes (la mienne, n°381, puis celle de ma voisine, n°380) pour atteindre la rue. Le fait que l'exercice de la servitude nécessite de franchir deux fonds servants successifs constitue-t-il un argument supplémentaire pour en demander la suppression ou la remise en cause ?
**Pourquoi c'est important pour moi**
Je prévois de vendre ma propre maison dans les prochains mois. Mon objectif est avant tout de sécuriser au maximum ma situation pour que ce droit de passage ne devienne pas un élément rédhibitoire pour de potentiels acheteurs.
Merci par avance pour vos éclairages.
https://postimg.cc/hJmS3T1W
https://postimg.cc/xXJYcM7s
https://postimg.cc/wyHdfPBD