Bonjour,
1. Envoyez immédiatement la lettre, en mentionnant un délai raisonnable au vu de sa situation personnelle ; précisez que si elle a besoin d'un délai supplémentaire, elle doit le justifier en fournissant la preuve de sa recherche active d'un logement. Vous ajouterez qu'à compter de la date de réception ou de première présentation de ce courrier vous vous réserverez le droit de réclamer une indemnité pour le trouble de jouissance que constitue sa présence dans les lieux (
ne parlez jamais, mais alors jamais d'un loyer ; vous demandez une
indemnité)
Elle ne sera pas d'accord pour l'indemnité, mais ça vous couvre pour la suite.
2. La trêve hivernale s'applique, l'ancienne partenaire étant entrée dans les lieux avec l'accord du propriétaire :
https://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000047900053
3. Tout dépend de la capacité de votre ancienne partenaire à se reloger : si elle dispose d'un logement vacant à proximité, il lui faut le temps d'organiser son déménagement. Sinon cela dépend de l'état du marché local d logement et de sa situation financière.
4. Engager une procédure d'expulsion classique, c'est la même que pour un locataire ou tout autre occupant sans droit ni titre. Faites vous aider d'un avocat.
5. Pas franchement. Vous n'êtes pas obligé de partager votre chambre (elle peut dormir dans une autre pièce comme le salon), quant aux problèmes de cohabitation, tant que vous ne vous frappez pas, ce n'est pas du juridique.
6. La preuve que vous avez enjoint à Madame de quitter les lieux en lui laissant un délai raisonnable ; il n'y a pas besoin de plus, vous n'êtes plus pacsés, vous êtes propriétaire, votre volonté de la voir déguerpir suffit à rendre sa présence illégitime une fois le délai nécessaire pour déménager.
Plus qu'une procédure d'expulsion, vous pouvez envisager de demander une astreinte journalière (50 ou 100 euros) si elle s'incruste et qu'elle est solvable. Ce sera à voir avec l'avocat, mais une procédure d'expulsion c'est lourd et lent. Ce qu'il y a de bien, avec l'astreinte, c'est que soit l'occupant s'expulse tout seul, soit le propriétaire gagne une belle somme au fil du temps. Et l'astreinte n'est pas concernée par la trêve hivernale.