Bonjour,
Citation :
Des refus portant sur des taux supérieurs au taux maximal prévu au compromis peuvent-ils être considérés comme des refus conformes à la condition suspensive ?
Oui.
Les taux maximaux de même que les durées maximales stipulées sur le compromis sont destinés à protéger aussi bien l’acheteur que le vendeur.
Vous ne pouvez faire condamner l’acheteur à vous verser une indemnité que si avez la preuve d’une négligence ou d’une fraude.
Qu’on ait proposé des taux supérieurs à 3,20 % ne prouve rien.
Si vous avez la preuve par exemple que l’acheteur a demandé un prêt sur une durée ne dépassant pas quinze ans le privant ainsi de la possibilité d’obtenir un prêt sur vingt ans, vous êtes fondé à lui reprocher une négligence ou une fraude.
Le taux maximal de 3,20 % inscrit sur le compromis est peu réaliste. Il y a peu de chance qu’un prêt soit accordé à ce taux. Vous avez en fait laissé à l’acheteur une grande liberté pour refuser ce qui lui serait proposé.
Citation :
Peuvent-ils encore produire de nouveaux refus conformes après coup avant la date butoir finale du 20 juin 2026 ?
Il n’y a pas de raison qu’ils le fassent. A l’opposé vous auriez tout intérêt à conclure la vente s’ils vous remettaient un accord de prêt même un peu tardif.
Citation :
Le fait qu’ils n’aient pas produit de refus de la banque ayant donné l’accord de principe initial peut-il être retenu comme un élément de mauvaise foi ou d’insuffisance des démarches ?
Peut-être si vous pouvez apporter la preuve qu’ils n’ont pas fait de demande à cette banque ou qu’ils ont dissimulé un accord qui leur aurait été donné.
Citation :
En cas de contestation sérieuse sur la conformité des démarches, le séquestre peut-il rester bloqué chez le notaire dans l’attente d’un accord ou d’une décision judiciaire ?
Oui mais il faut être conscient que cela pourrait finir par une décision de justice qui vous débouterait et vous condamnerait à lourds dommages et intérêts.