Agression sexuel sur mineur -15 ans
> Pénal >
Délits
Posté le Le 19/05/2026 à 10:22
(Message copié collé d’un autre forum / première publication ici)
Bonjour,
Ma fille a récemment posté un message qui est malheureusement resté sans réponses malgré les relances.
Elle aurait, selon sa mémoire, subit une caresse sur son vagin étant petite il y a de ça maintenant 13 ans par un garçon qui en avait 13/14 ans et elle moins de 8 ans. A ce jour les deux sont majeurs mais n'ont jamais été remis en contact. Ce garçon était le fils des voisins et lorsqu'on se voyait il jouait avec notre fille, s'occupait d'elle etc mais personne de notre entourage n'a jamais rien vu d'ambigu chez ce garçon.
Apparemment ce qu'elle dénonce n'a eu lieu qu'une fois et n'en n'a jamais parlé jusqu'à maintenant.
Pas la moindre preuve du coup.
A ce jour étant majeur, si elle dépose plainte contre lui, à t elle de grandes chance de faire aboutir sa plainte sans la moindre preuves des faits ?
Elle dit se souvenir des faits que depuis quelques mois, moi même je ne sais pas si c'est vrai et la seule manière de l'aider actuellement c'est de poster ce message. Je ne peux pas l'encourager à porter plainte ne sachant pas si c'est vrai et sachant que sa remonte à si longtemps. Je ne peux que me renseigner pour elle et elle sera maître de sa décision. Et comme je sais que ça peut être des accusations très graves je préfère demander avant.
Elle m'a simplement dit en avoir fait la confidence à certaines personnes dans son adolescence mais c'est tout. Et comme les faits remontent à quand elle avait moins de 8 ans je ne sais même pas si sa mémoire est vraiment exacte.
Merci de vos réponses que vous pourrez apporter.

 

Posté le Le 19/05/2026 à 10:43
Bonjour
Il est curieux que vous mettiez en doute les dires de votre enfant : a t elle une maladie psychiatrique qui vous permettrait d'en douteur ?
Pour le reste je lui conseille de contacter des associations tel " l'enfant bleu" qui peuvent l'aider autant d'un point de vue psychologique que juridique , car elle a besoin de SOUTIEN concret .
Votre rôle est de la soutenir ... et à minima de la croire.
Plainte ou pas plainte, la décision lui appartient librement : vous n'avez pas à l'encourager, ni à la dissuader .
L'acte est grave : pas les accusations .
Posté le Le 21/05/2026 à 09:12
Bonjour, je ne sais pas si je la crois car je n’en n’ai jamais entendu parler jusqu’à maintenant et ce sont des accusations graves si c’est faux. Vous dites que non, mais je pense qu’être accusée de ça c’est très grave si c’est faux ça peut quand même détruire des vies et engendrer des condamnations parfois alors que ce n’est pas le cas. Mais si l’acte est vrai, oui c’est très grave aussi.
Elle manque de maturité pour demander toutes ces infos sur un forum d’elle même.
Si ces accusations sont vraies je veux bien l’aider en tant que maman bien sûr. Mais comment faire condamner quelqu’un avec des faits aussi lointain, n’ayant eu qu’une seule fois, et sans preuves ?
Merci !
Posté le Le 21/05/2026 à 11:35
Si vous voulez VRAIMENT l'aider, dites lui de contacter l'association l'enfant bleu . : cette association a directement une personne au bout du fil qui sait comment accueillir la parole des victimes qui soient enfant ou adulte : même les personnes qui manquent de maturité ont le droit à une écoute et surtout une aide concrète .
Car ne pas croire son propre enfant est une double peine pour des victimes marquées à vie : pour le dire autrement, vous faites tout sauf l'aider en lui demandant de se justifier , vous renversez la honte sur elle.
Quels seraient son intérêt de mentir ?? C'est une épreuve de verbaliser , d'autant plus si sa parole est reçue avec le doute et la suspicion sur elle ... et pas sur l'agresseur .
Les statistiques sont claires : sur 1000 victimes qui osent en parler , 999 le sont assurément .
Il n'y a aucune condamnation à tort ( la justice fait son travail) mais il y a beaucoup de victimes, perdues, qui ne sont pas entendues, ou trop tard, dont les plaintes sont classées sans suite ( et cela ne veut pas dire qu'elles ne sont pas victimes).
Et il y a beaucoup de victimes marquées à vie, qui ont des troubles du comportement de l'anxiété et sont dépressifs pouvant aller jusqu'au suicide... à vie .
Posté le Le 21/05/2026 à 11:49
Moi je suis là pour une réponse vous pouvez juger autant que vous le voulez cela ne M’affectera pas.
Vous ne savez pas qui est ma fille ni sa personnalité ni quoi que ce soit. Pour ma part j’ai eu rencontrer une personne qui a été accusée à tord, sur le point d’être condamné et la victime a reconnu avoir menti de A à Z. Donc ce genre de situations existe si vous êtes une personne qui peut conseiller sur le droit vous devriez savoir que cela existe je ne suis pas dans ce domaine et malheureusement j’ai connu une personne qui a rencontré cette situation. Il faut arrêter de croire que tout est tout beau tout rose ou que c’est noir ou blanc ça peut également être gris. Néanmoins je vous remercie pour le début de votre message je vais le lui transmettre et lui dire de contacter ce que vous m’avez conseillé.
À vous entendre, Vous dites que verbaliser ce genre de chose est une preuve alors très bien je vais verbaliser que mon voisin m’a violé et simuler une dépression pour obtenir gain de cause et des indemnités. Comme ça je pourrais partir en vacances. Merci pour votre conseil. Et si cette personne se fait condamner ce sera pas de ma faute comme le fait de verbaliser tout et n’importe quoi visiblement est une preuve.
Je rajouterai que ce qui me laisse le doute c’est l’accusation non pas tardive mais la précision de la personne visée. Surtout pour un souvenir aussi lointain qui remonte à 13/14 ans à ce jour.
En tant que maman, sans forcément lui dire et la décourager ok elle porte plainte si elle le veut. Sur sa simple parole avec des faits aussi lointain, pas de preuves malheureusement la condamnation est possible pour cette personne qui a l’époque était mineur ??? C’est ça qui m’intrigue. C’est ça les enjeux de mon post et non des leçons moralisatrices de mon comportement avec MA FILLE. Qui sort de MON VAGIN et non du vôtre.
Bien sûr que oui elle est libre de porter plainte et de voir où ça mène. Mais moi j’ai des interrogations aussi.
Mais je suis d’accord avec vous un classement sans suite sur ce genre d’infraction ne veut pas dire que la victime n’est pas crue je suis d’accord
Posté le Le 21/05/2026 à 13:00
Bonjour,
Personne ne dit qu'être accusé à tort n'est pas terrible. Mais avoir été agressée enfant et se faire traiter de menteur l'est aussi.
Kang vous conseille simplement d'orienter votre fille vers une association spécialisée. Si elle ment, ils seront les mieux placés pour s'en rendre compte, ce n'est pas facile de mentir de manière cohérente sur un tel sujet. Il est extrêment compliqué de reproduire les séquelles d'un tel traumatisme. D'ailleurs les gens qui mentent à la police sur ce sujet sont en général rapidement démasqués.
Votre fille manque de maturité, ou elle vit avec les séquelles d'une agression sexuelle depuis son enfance, n'osant pas en parler car elle n'a pas eu assez confiance en son entourage ?
Je rajouterai que ce qui me laisse le doute c’est l’accusation non pas tardive mais la précision de la personne visée. Surtout pour un souvenir aussi lointain qui remonte à 13/14 ans à ce jour.
Sauf amnésie traumatique, si quelqu'un vous agresse sexuellement un jour, vous allez découvrir que même plusieurs décennies plus tard les détails vont rester bien clair dans votre esprit.
Mais comment faire condamner quelqu’un avec des faits aussi lointain, n’ayant eu qu’une seule fois, et sans preuves ?
Généralement, on ne peut pas. Mais il y a fréquemment eu d'autres victimes, et parfois il arrive qu'on trouve assez d'éléments pour aller à une condamnation. Et surtout les amateurs de chair fraîche peuvent sévir pendant des décennies, et hélas il n'est pas rare qu'on découvre des victimes pour qui ce n'est pas trop tard.
Les statistiques criminelles montrent que les plaintes mensongères pour de tels faits sont extrêmement rares. Et c'est d'autant plus terrible pour les victimes qu'il est aussi rares qu'elles soient crues par leurs proches, notamment parce qu'elles développent souvent des troubles du comportement qui jetent le discrédit sur leur parole. L'agresseur, lui, n'a pas ce genre de souci.
Tout ce qu'on peut vous dire sur ce forum, c'est que vous décrivez une situation tristement banale de vraie agression sexuelle : victime très jeune au moment des faits, amnésie traumatique, agresseur bien sous tous rapport, défiance des proches lorsque la victime parle.
Moralité : il y a une certaine sagesse dans l'instinct qui pousse les victimes au silence, ça leur évite la suspicion ou les accusations de mensonge en plus du traumatisme.
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Modératrice
Posté le Le 21/05/2026 à 13:14
Bonjour merci beaucoup pour votre message.
C’est plus clair.
Je vais donc suivre vos conseils à tout les deux.
C’est bien là mon inquiétude. C’est que si elle dépose plainte il y a des grandes chances en gros que cela soit classé sans suite ou alors pas de condamnation pour la personne en question. Qui aujourd’hui je le rappelle est adulte.
Moi ce dont j’ai peur c’est que vu que sa s’est passé il y a si longtemps elle se trompe de personne et accuse une personne à tord (vu que elle était très petite).
Une personne reconnue coupable pour ce genre de faits (et les ayant commis en étant mineur) risque quoi dans la pratique, une peine de prison ferme j’espère ?? (Si culpabilité retenue)
Posté le Le 21/05/2026 à 18:46
On ne reconnait pas une personne coupable sans des éléments probants et un procès , qui peut donner lieu à un appel ; c'est en ce sens que l'association dont je vous parle aide aussi .
Les victimes ne sont pas envoyées au casse pipe, elles ont aussi un suivi psy adapté et elles prennent librement leur décision avec des professionnels du droit qui sont bien au fait de la justice , de ses rouages , par rapport à ce genre de situation en particulier .
Comme le fait remarquer Isadore, il arrive que quand on tire sur la ficelle on ait un chapelet de personnes concernées : comme vous le dites votre fille était très jeune , une enfant : pas le garçon . Si on décide d'une responsabilité pénale dés l'age de 13 ans , ce n'est pas pour rien .
Oui on peut être condamné à de la prison .
On ne peut présager de la peine , même en ayant un bon dossier sans savoir la qualification des faits par la justice .
La minorité n'excuse pas tout mais elle prévoit la moitié de la peine qu'aurait eu un adulte : m'enfin si on trouve des victimes quand il était adulte, l'excuse tombera .
Mais tout ceci, ce sont des détails : l'important actuellement c'est que votre fille se sente libre de parler sans être jugée, avec des professionnels qui sont spécifiquement formés à celà et qui peuvent l'aider à prendre sa décision librement et l'accompagner quelque soit sa décision .
Ne lui transmettez pas votre peur quand elle essaie de transcender la sienne en ayant le courage de vous en parler : l'important ce n'est pas la peine de la personne mais la reconstruction de la victime .
Vous pouvez d'ailleurs vous aussi parler à ces professionnels pour savoir la position à avoir : ils peuvent vous parler de préférer rester dans le déni plutôt que d'avoir à gérer la culpabilité de n'avoir rien vu .
Chose assez classique chez les proches : mais dévastateur pour les victimes .
Posté le Le 21/05/2026 à 20:57
Merci infiniment pour ce message et ces explications
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