Posté le Le 07/10/2026 à 10:06
Bonjour,
Voici la chronologie des faits ainsi que les principaux éléments dont je dispose.
Merci par avance pour vos avis et vos réponses.
Je travaille dans l’entreprise depuis juin 2023.
Depuis plusieurs années, j’ai des difficultés avec un collègue, notamment sur ma façon de parler français et mon accent.
J’ai également signalé plusieurs fois des problèmes d’organisation et demandé que les rôles et responsabilités soient mieux définis.
Le 8 juillet 2026, un nouvel incident a lieu avec ce collègue.
Il me dit notamment que l’on ne comprend pas ce que je dis et que je ne parle même pas français.
Le jour même, j’envoie un mail à ma hiérarchie pour signaler officiellement ces propos et demander que la situation cesse.
Le 13 juillet au matin, je discute avec mon directeur.
Il me dit être satisfait de mon travail.
Il évoque même une rupture conventionnelle si je souhaite quitter l’entreprise.
Quelques heures plus tard, je reçois une convocation à entretien préalable pouvant aller jusqu’au licenciement.
Je n’ai alors connaissance d’aucun grief précis.
Je suis ensuite placé en arrêt de travail.
Je ne peux pas assister aux entretiens et j’en informe l’employeur par écrit.
Le 10 août 2026, je suis licencié pour faute grave.
La lettre reprend plusieurs accusations : propos insultants, surnoms, propos supposés sur l’Islam, comportement dénigrant envers certains collègues ou clients.
Je conteste plusieurs accusations.
Pour d’autres, je reconnais certains propos mais pas dans le sens ou le contexte présenté par l’employeur.
Éléments en ma possession
J’ai le mail envoyé le 8 juillet, immédiatement après l’incident.
J’ai les deux convocations à entretien préalable.
J’ai mon mail adressé à l’employeur pendant mon arrêt de travail.
J’ai la lettre de licenciement.
J’ai un mail positif de mon directeur datant d’avril 2026.
J’ai également plusieurs mails professionnels montrant que je signalais déjà des problèmes d’organisation avant le conflit.
J’ai une attestation écrite d’un ancien collègue.
Il décrit notamment les remarques régulières faites dans l’entreprise sur les accents, les origines et certains comportements du collègue que j’avais signalé.
J’ai également des échanges écrits avec un autre ancien responsable.
Il confirme notamment que ce collègue imitait mon accent et estime qu’il y avait un « poids deux mesures » dans la situation.
J’ai des échanges avec une collègue concernant une accusation précise de la lettre de licenciement qu’elle dit ne pas reconnaître.
J’ai enfin des documents médicaux et arrêts de travail en lien avec mes conditions de travail et un épuisement professionnel.
Mes questions:
Quels seraient selon vous les principaux axes de défense ?
Le fait d’avoir été convoqué cinq jours après mon signalement du 8 juillet est-il juridiquement important ?
Le fait que mon directeur me dise le matin du 13 juillet qu’il est satisfait de mon travail, puis que je reçoive une convocation disciplinaire quelques heures plus tard, peut-il avoir une importance ?
L’employeur affirme avoir mené une enquête interne.
Puis-je demander à connaître les éléments qui existaient réellement au moment du licenciement ?
Peut-on demander que ces éléments soient conservés ou identifiés avant que l’employeur ne produise ses pièces plusieurs mois plus tard ?
Enfin, au vu de cette chronologie et des éléments disponibles, voyez-vous plutôt un dossier centré sur la contestation de la faute grave, sur l’absence de cause réelle et sérieuse, sur le lien avec mon signalement du 8 juillet, ou sur plusieurs axes à la fois ?
Et merci encore !
Posté le Le 07/10/2026 à 10:19
Bonjour
Ce cas est trop complexe pour un forum il vous faudrait consulter rapidement un syndicat ou un avocat. Quelques pistes de réflexion :
Quels seraient selon vous les principaux axes de défense ?
Le fait d’avoir été convoqué cinq jours après mon signalement du 8 juillet est-il juridiquement important ?
Pas forcément si pas d’autres éléments
Le fait que mon directeur me dise le matin du 13 juillet qu’il est satisfait de mon travail, puis que je reçoive une convocation disciplinaire quelques heures plus tard, peut-il avoir une importance ?
Déjà avez vous une trace écrite des dires de votre directeur ? Et était il à ce moment là au fait de ce qu’on vous reproche ?
Attention il y a de plus en plus de distinction entre savoir faire et savoir être et des excellents professionnels dans leur domaine peuvent faire l’objet de sanction pour leur attitude. Ce n’est pas la même chose.
L’employeur affirme avoir mené une enquête interne.
Puis-je demander à connaître les éléments qui existaient réellement au moment du licenciement ?
Oui sauf si cela implique de la confidentialité
Peut-on demander que ces éléments soient conservés ou identifiés avant que l’employeur ne produise ses pièces plusieurs mois plus tard ?
Je n’ai pas compris cette question. Si vous allez en procès ces éléments feront partie des pièces.
Enfin, au vu de cette chronologie et des éléments disponibles, voyez-vous plutôt un dossier centré sur la contestation de la faute grave, sur l’absence de cause réelle et sérieuse, sur le lien avec mon signalement du 8 juillet, ou sur plusieurs axes à la fois ?
Difficile à dire c’est à l’appréciation de l’employeur dans un premier temps eta. Celle du juge si vous menez l’affaire aux tribunaux et contestez cette qualification.
Normalement si racisme votre maintien dans les lieux est impossible, dans ce cas on est sur de la faute grave
Idem selon la violence des insultes et des intercactions avec ce collègue.
Remettez au plus vite la totalité de votre dossier dans les mains d’un professionnel
Cordialement
Ctoad