Travail de bureau en période de canicule

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Posté le Le 22/06/2026 à 09:31
Bonjour,

Je travaille dans une concession automobile dans des bureaux. Ces derniers sont dépourvus de climatisation. On nous fournit des ventilateurs mais ils brassent plus de l'air chaud qu'autre chose. Les fenêtres sont en bois (encadrement). Nous n'avons pas d'eau fraîche à disposition mis à part une fontaine à eau et celle ci est à peine fraîche. Les bureaux sont situés à l'étage et la température avoisine les 30 degrès si ce n'est plus (dommage on a pas de thermomètre pour voir exactement combien il fait).

Quels sont les droits dont je peux disposer ? J'ai vu qu'en dessous de 33 degrés, le droit de retrait n'est pas possible.

D'avance, merci.

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Posté le Le 22/06/2026 à 10:53
Bonjour,
Depuis juillet 2025, l'employeur a certaines obligations. Voir https://www.economie.gouv.fr/entreprises/gerer-ses-ressources-humaines-et-ses-salaries/canicule-quelles-sont-vos-obligations-en

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Janus2 - EX-Superviseur !

Posté le Le 22/06/2026 à 12:10
Bonjour,
La loi ne définit aucune température maximale.

C'est au salarié de déterminer si ses conditions de travail présentent un risque "grave et imminent" pour sa santé. Si le salarié se trompe son salaire pourra faire l'objet d'une retenue. Et s'il y a abus il peut être sanctionné.

La température de 33°C est un seuil que l'on prête à l'INRS, mais qui ne se retrouve pas ainsi dans ses publications sur le travail en ambiance thermique chaude :
https://www.inrs.fr/risques/chaleur/publications-outils-liens-utiles.html

A partir du moment où la santé du salarié est mise en danger de manière imminente, il peut exercer son droit de retrait. L'inconfort ou un danger à long terme ne permet pas l'exercice du droit de retrait.

Un salarié sujet au phénomène d'Uhthoff pourrait se retrouver en situation d'exercer son droit de retrait même s'il fait 27 degrés. Au contraire, certaines personnes peuvent travailler sans risque par 35 ou 36 degrés.

Les salariés peuvent en cas de danger à long ou moyen terme pour leur santé faire appel à la médecine du travail.

Pour ce qui est de l'inconfort, il faut négocier avec la hiérarchie, faire appel aux syndicats... et si nécessaire et si ça en vaut la peine, organiser une grève.

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Modératrice

Posté le Le 22/06/2026 à 13:54
Je vous remercie pour vos réponses.

Pour ce qui est du droit de retrait, j'ai l'impression que c'est un peu la parole du salarié contre celle de l'employeur. Ce dernier peut estimer que les conditions sont réunies pour travailler même si le salarié dit le contraire.

Néanmoins, d'après ce que j'ai lu par rapport aux nouvelles conditions imposées en juillet 2025, l'employeur doit se soumettre à certaines obligations.

Or, sur mon lieu de travail, je peux citer ceci :
- isolation obsolète avec notamment chassis de fenêtres en bois devenant vétuste
- température dans les bureaux (à l'étage notamment où je me trouve) atteignant les 32/33 degrès actuellement (37 degrès dans la salle des serveurs informatiques (l'alarme s'est d'ailleurs déclenchée suite à surchauffe))
- absence de climatisation dans l'ensemble de la concession. Moi et mes collègues avons des ventilos mais qui brassent de la chaleur.
- interdiction de porter des bermudas ou short pour les hommes (dress code pantalon obligatoire).

Comment peut-on saisir l'inspection du travail si l'employeur n'est pas en conformité avec les nouvelles règles imposées ? Est-ce que ce que j'ai cité plus haut est suffisant pour faire appel ?

À la concession nous disposons d'un CSE mais pas de syndicat en revanche.

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